INCENDIE DE PLUS DE 200 MAISONS A BUKAVU/R.D.C. DANS LA COMMUNE DE KADUTU AU CAMP ZAIRE : un mois après les sinistrés continuent à souffrir ; environs deux mois après d’autres incendies assez destructeurs se sont déclarés et ont fait des ravages ! Il faut agir vite sinon un drame humanitaire beaucoup grand se profile à l’horizon.

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La nuit du 30 juin 2019 a été une nuit cauchemardesque pour les habitants du Camp Zaïre, en  Commune de Kadutu,  dans la ville de Bukavu à l’Est de la R.D. Congo où un gigantesque incendie a décimé plus de deux cents maisons et jetant  plusieurs  familles dans la rue.

Un mois après, les sinistrés continuent à souffrir ! Au lendemain de ce macabre événement,  une certaine solidarité en faveur de  ces sinistrés s’est  vite manifestée tant au niveau local, provincial que national mais jusqu’ici toute cette aide en vivres et non vivres (de la farine, des planches, des habits, etc.) est loin de résoudre les  multiples problèmes de survie auxquels sont confrontées les victimes. Il leur faut de nouvelles habitations, préparer la rentrée scolaire de leurs enfants et faire face à tous les dangers qui guettent leur vie étant donné qu’ils sont actuellement  hébergés dans une sorte de cours commune au sein d’une bâtisse en construction  et sans installation sanitaire appropriée, dans une proximité qui  peut causer plusieurs maladies d’origine hydrique et pire encore en ce moment précis où la R .D.C. est en train de faire face à la redoutable maladie à virus Ebola, toutes ces familles y seraient exposées et en cas d’éventualité cela risquerait d’embraser toute la région. Et comme si cela ne suffisait pas, un des sinistrés logé dans ce bâtiment en construction est mort tragiquement à la suite d’une chute qu’il avait faite sur les escaliers au sein de ce même bâtiment. Ce qui a jeté un véritable émoi parmi tous ces sinistrés qui ne savent plus à quel saint se vouer. Dès lors, les propriétaires de ce bâtiment,  refuge de fortune, exigent aux sinistrés de libérer leur maison pour éviter d’autres décès. C’est le désarroi parmi les sinistrés qui du reste sont privés de tout moyen de subsistance assuré.

Les  secours apportés par les  autorités du pays et d’autres organisations caritatives aux sinistrés de cet incendie sont jusqu’ici insuffisants pour permettre à ces derniers de devoir mener une vie encore normale et vaquer à leurs occupations quotidiennes comme par le passé. Quelques familles venaient de recevoir chacune environs 1500$ à provenance de quelques hommes politiques… on parle du Directeur de Cabinet du chef de l’Etat et lui-même… c’est un bon geste mais qui n’est pas encore à la taille de l’Etat Congolais !  La plupart d’entre  les sinistrés sont malheureusement sans emploi, ils vivent au quotidien sans aucune épargne et ceux qui travaillent touchent des salaires de misère ne leur permettant point de nouer les deux bouts du mois. Il faut donc une solution d’urgence en faveur de tous ces sinistrés dont les familles et les ménages sont en péril, surtout les enfants et les jeunes filles qui risquent de choisir le chemin de la délinquance pour survivre avec comme conséquence d’attraper les I.S.T., le V.I.H /SIDA ou même se retrouver en prison.

Pendant que l’on peine à trouver des solutions aux dégâts causés par cet incendie, d’autres venaient de se produire. Ils ont alourdi le problème et augmenté le nombre des victimes !

SYNIGL, en tant qu’organisation de défense des droits de l’homme, en appelle à la solidarité tant nationale qu’internationale en vue d’une action de grande envergure pour mettre fin au cauchemar de ces sinistrés… Mais il faut que le gouvernement provincial du Sud-Kivu, le parlement et les services chargé du foncier et de l’urbanisme s’interrogent sur les pratique impropres dans le lotissement des parcelle, la distribution et les constructions anarchiques qu’ils ont tolérés depuis si longtemps et dont les conséquences se font sentir de plus en plus ! Il faut que des gens et d’institutions aient un peu honte et décident de revenir à la raison ! L’histoire jugera ceux qui ont mal fait, ceux qui auraient dû faire quelque chose et qui n’ont rien fait, ceux qui se complaisent à dorloter les fauteurs pour de petits intérêts qu’ils leur soutirent, ceux qui trouvent des solutions dans les plaintes et les gémissements passives !

Alors faisons attentions… mais, entre-temps,  il faut réellement voler au secours des sinistrés. Nous connaissons leurs besoins !

 

 

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