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Contre vents et marées, les femmes s’impliquent au processus électoral !!!
novembre 7, 2018
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Avec le temps, la participation de la femme s’améliore dans l’organisation dans les affaires du monde. Ce sont notamment de nombreux gouvernements qui se sont résolus à associer cette dernière à la gestion du pays par la prise des décisions dans des instances publiques. Qu’en est-il de la Rd Congo, où l’on constate une baisse de la présence de la gente féminine dans le processus électoral ? Une analyse pertinente est faite quant à la comparaison des échéances électorales en 2006, 2011 et 2018.

La participation de la femme à la vie politique est l’un des objectifs à atteindre par tous les pays durant ce millénaire. Sa présence dans les instances de prise de décision est un élément important pour l’avancement de tout pays se voulant dynamique et démocratique. La femme congolaise a toujours eu l’intention et la volonté de participer au processus électoral. Pour preuve, elle a été une bonne électrice en 2006 et en 2011, cela en prenant massivement part au vote. Elle pourra encore être électrice en 2018. Le challenge consiste, dans cette participation au processus électoral, à se présenter comme électrice, mais aussi en tant que candidate. Les contextes socio-politiques et économiques ont fait qu’elle soit encore une fois écartée de la compétition à la participation au terme, en raison  d’un pourcentage escompté de candidatures s’amoindrissant.

La petite histoire des événements

En 2006 la République démocratique du Congo revenait d’une situation politique très instable caractérisée par la guerre. La femme congolaise n’avait pas assez de notions sur le vote, mais aussi, le cadre économique ne lui avait aucunement facilité la tâche. Des pesanteurs culturelles, entre autres, ont fait qu’il n’y ait pas grand nombre de candidatures féminines. Cependant, une certaine catégorie s’est malgré tout jetée à l’eau, faisant ainsi preuve de véritable détermination. 2011 a commencé par  la sensibilisation des femmes afin qu’elles deviennent non seulement des électrices, mais aussi des candidates. La volonté de participer au processus électoral hantait ces dernières, mais le cadre politico-financier restait un blocage à surmonter. En 2018, bon nombre d’observateurs ont pensé qu’après ces deux précédentes échéances électorales, il y aurait plus d’engouement et de participation en termes de candidatures féminines, mais malheureusement, les sondages prouvent le contraire.

Encore une fois, le taux de participation des femmes n’est pas satisfaisant. Elles ont essuyé un cuisant échec, selon l’analyse de plusieurs observateurs. Ce déboire s’expliquerait par l’égoïsme extrême des politiciens et des partis politiques. Du côté des partis politiques, il s’avère que ces derniers n’alignent pas la gente féminine. Mais il faut également relever la donnée de la situation économique, qui ne permet pas de postuler ou de battre campagne.

La place de la femme dans le processus électoral en RD Congo

Source : Observatoire de la parité RDC

 

 

Le rôle des associations féminines  dans la sensibilisation

Différentes organisations de la société civile, particulièrement les associations féminines, n’ont pas eu suffisamment de moyens pour une bonne sensibilisation. Adrien Zawadi, coordinateur du Collectif des organisations des jeunes solidaires du Congo-Kinshasa, Cojeski, et membre du mouvement « Réveil des indignés » souligne que le fait de ne pas avoir financé ces organisations revenait spécialement au régime en place, qui profitait ainsi de la naïveté et de l’ignorance de la population parce bon nombre de ces organisations sont de la société civile et que celle-ci refuse d’accompagner le régime en place. A ce stade, il propose quelques pistes de solutions ou des stratégies pour sensibiliser les organisations féminines.

Dans son insistance sur le fait que l’union fait la force,  il explique que le sort des femmes dépend de la solidité de leur solidarité dans un combat commun. Ici, il met un accent particulier sur les élections locales et municipales, où les femmes peuvent rafler des postes, ce qui leur permettra de prendre leur élan pour des élections à suivre. Le coordonnateur du Cojeski propose un plaidoyer au niveau national afin d’exiger des partis politiques que lors d’échéances électorales à venir, ils présentent un nombre bien défini de femmes. Et les listes sur lesquelles ce nombre n’est pas respecté devraient être rejetées par la Commission électorale. Un autre élément consiste en ce que les femmes sollicitées comme candidates disposent de stratégies pour maintenir un certain quota de femmes candidates en négociant des contrats avec les hommes qui sollicitent leurs voix à l’occasion des élections pour faire passer les lois favorables à ces derniers. La dernière tentative revient à tenir effectivement compte de la réalité économique de la femme. Enfin, amer, l’analyste termine en fustigeant le comportement de certains partis politiques qui se plaisent à aligner des candidats ayant pour suppléants des membres de leur famille alors qu’il y a, au sein de ces mêmes partis, comme membres des femmes à même d’assumer ce rôle. Ce comportement se justifie encore une fois de plus par l’égoïsme de ces hommes responsables que l’on trouve à la tête de ces formations politiques, les administrant à la manière d’une affaire familiale.

Adrien Zawadi recommande un renouvellement des idées au sein de ces partis, mais également que chaque personne à son niveau doit prouver réellement qu’elle mérite le poste auquel elle aspire, suggérant en outre que la femme soit compétitive et compétente pour mériter la confiance qu’elle voudrait solliciter de la part de l’électorat.

Arlette Mangominja Mushigo

 

Pour télécharger cet article en pdf , consulter le lien ci-dessous

IMPLICATION DE LA FEMME DANS LE PROCESSUS ELECTORAL

 

 

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