20 NOVEMBRE 2019,JOURNEE INTERNATIONALE DE L’ENFANT : le sort de l’enfant congolais préoccupe !

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L’humanité célèbre ce  20 novembre 2019 la journée internationale des droits de l’enfant. En R.D.C. cette journée se passe sur fond de crise non seulement à la lumière de bien de défis auxquels se trouve confronté le pays avec un budget qui fait polémique et soumis à l’Assemblée Nationale depuis hier 19 novembre 2019 et que d’aucuns considèrent déjà modique, budget qui se chiffre à dix milliards de dollars américains, avec seulement un milliard de dollars affecté à l’éducation pour soutenir la gratuité de l’enseignement de base.

Justement et l’occasion faisant le larron, on ne peut pas ne pas parler aujourd’hui de l’enfant  sans parler de  cette gratuité de l’enseignement de base en R.D.C. étant entendu que c’est l’enfant qui est au centre de l’éducation et cette gratuité fait déjà couler beaucoup d’encre et de salive dans divers milieux socio-professionnels en R.D.C. Il s’avère que dans le chef des uns et des autres, partenaires de l’éducation, la gratuité bien que souhaitée de tous nos vœux et saluée comme une bouée de sauvetage pour les familles et les ménages, a de la peine à rendre service avec plein régime. Et pour preuve, ce sont toutes ces grognes des enseignants que l’on observe par ci par là notamment à Kinshasa et à Goma où les enseignants ont décidé d’aller en grève.  De l’avis de ces enseignants grévistes, il semble que le Gouvernement tarde à honorer ses promesses. Dans toutes ces agitations, ce sont les élèves qui en sortent avec des égratignures parce que, en aval, le calendrier scolaire est en train de subir des perturbations que l’on ne saura pas récupérer et il y a eu, en amont, des classes hyper pléthoriques car tous les enfants ou presque ont été inscrits à l’école avec l’idée que la gratuité a été prônée par le Chef de l’Etat lui-même. Avec cette journée internationale de l’enfant il importe que les décideurs politiques de la R.D.C. s’investissent résolument dans la ligne droite de cette gratuité de l’enseignement de base pour l’intérêt majeur de nos enfants qui souffrent de beaucoup d’autres maux qui les humilient notamment la mal nutrition, les groupes armés, le viol et les violences faites aux filles dans les zones où sévissent ces groupes armés, les maladies, la pauvreté, phénomène « enfants de la rue », alcoolisme et drogue aussi bien pour les garçons que pour les filles.

A l’occasion de cette journée internationale de l’enfant, plusieurs associations œuvrant dans ce domaine sont allées à la rencontre d’une catégorie d’enfants dits « enfants en conflit avec la loi » à la prison centrale de Bukavu, dans le quartier réservé aux mineurs incarcérés  dans ladite prison. L’objectif de ces visites c’est de soulager tant soi peu la misère de ces prisonniers en  leur apportant des vivres et non vivres. Ils sont très nombreux qui meurent chaque jour de faim dans cette prison et le plaidoyer porté par les défenseurs des droits de l’homme au Sud-Kivu peine à résoudre la crise. Les autorités promettent comme toujours sans agir !

Oui, le gouvernement de la RDC s’est engagé à promouvoir les droits de l’enfant. Déjà en matière de l’éducation la constitution consacre la gratuité de l’enseignement primaire.  mais il reste encore beaucoup à faire surtout que beaucoup d’enfants de la R.D.C. n’ont pas eu la chance d’aller à l’école à cause, entre autre de cette affaire  de « la prime » ;  c’est-à-dire cette prise en charge des enseignants par les parents. En conséquence, ces enfants qui n’ont pas étudié faute des moyens au sein de leurs familles respectives se sont déversés soit dans la rue soit dans les groupes armés qui écument la partie  particulièrement l’Est du pays.  Les autres enfants ont choisi tout simplement de devenir des bandits de grand chemin ou des voleurs à main armée. Est-ce leur faute ? L’histoire nous jugera tous certainement ! Mais plus encore ceux et celles-là qui peuvent  faire mais se l’empêchent !

A côté de ce tableau quelque peu sombre bien que réaliste sur l’enfant notamment l’enfant de Bukavu et de la R.D.C., il convient de souligner un élément très important dans le comportement des enfants congolais qui, de par l’expérience de la vie au quotidien, sont des « génies » ! Aussi, l’on a remarqué qu’il y a des enfants qui, malgré la précarité de la vie au sein de leurs familles respectives, réussissent à faire d’excellentes études. Nous pensons que le Gouvernement ferait mieux d’encourager de tels enfants dès le bas âge parce que ce sont des futurs savants.

A l’occasion de cette journée internationale de l’enfant, SYNIGL émet le vœu de voir le Gouvernement et les autres acteurs qui prennent  part active pour la cause de l’enfant, de redoubler d’efforts en ce qui concerne  la mise en œuvre effective des droits de l’enfant  et combattre sous toutes ses formes les violations de ceux-ci.

Oui, il est bien de résoudre la question de la prime mais les mesures qui semblent avoir été prises à la hâte souffrent à raison de beaucoup de critique. Mais nous pensons qu’il n’est pas tard de penser la situation autrement. La situation de tous ces enseignants qui ne sont pas supportés jusqu’à présent par le budget de l’Etat mais qui sont forcés malgré, eux, à aller à l’école doit nous interpeller.  Les enfants paient certainement le prix de cette imprudence et les parents ne devaient dormir sur leurs lauriers caressés par la campagne de la gratuité scolaire.  Enseignants, autorités scolaires, parents et gouvernement doivent revenir sans complaisance sur cette question est prendre le juste milieu pour une solution qui protège davantage les droits des uns et des autres en attendant  que toutes les conditions soient réunies pour une gratuité totale !

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